top of page

Contre l'emprise, quand les mots ne suffisent plus : la force tranquille de la preuve.


On s'épuise souvent à vouloir expliquer l'inexplicable. Quand on a vécu sous emprise, notre premier réflexe est presque toujours le même : on veut crier notre vérité. On veut raconter, justifier, prouver qu'on n'est pas folle, qu'on n'exagère pas. On dépense une énergie vitale à essayer de convaincre des gens qui, parfois, ne veulent pas comprendre, ou pire, qui utilisent nos propres émotions contre nous.


Je suis passée par là. J'ai connu cette fatigue immense de devoir me défendre alors que j'étais celle qui avait besoin d'être protégée.


Et puis un jour, j'ai compris quelque chose qui a tout changé. J'ai compris que le bruit ne me sauverait pas. Le silence, lui, le pouvait. Mais pas n'importe quel silence : un silence habité, solide, documenté.


C'est ce que j'appelle aujourd'hui le "dossier silencieux".


Ce n'est pas une stratégie de guerre, c'est une stratégie de paix. C'est décider, une bonne fois pour toutes, de laisser les faits parler à notre place. Au lieu de répondre à une attaque par un long message indigné, on note. On garde la capture d'écran. On classe le rapport médical. On conserve précieusement cette décision de justice qui a reconnu, noir sur blanc, que des limites avaient été franchies.


Pourquoi ça marche ? Parce que la manipulation se nourrit du flou. Elle adore le "tu as mal compris", le "tu te fais des idées". Mais face à une date, un fait, une écriture officielle, le flou disparaît. La réalité reprend ses droits.


Ce dossier, c'est comme une ancre. Quand la tempête revient — parce qu'elle essaie souvent de revenir, sous forme de messages culpabilisants ou de tentatives de réécriture de l'histoire — vous n'avez plus besoin de vous agiter pour ne pas couler. Vous tenez votre ancre. Vous savez ce qui est vrai. Vous n'avez même plus besoin de le dire à l'autre. Vous le savez, et les institutions le savent aussi.


C'est cette solidité là qui permet de se reconstruire. C'est elle qui permet, doucement, de sortir de la peur. De protéger nos enfants sans les mêler aux conflits d'adultes, simplement en étant là, inébranlable, avec nos preuves rationnelles comme rempart invisible.


À ceux qui me lisent et qui se sentent peut-être noyés aujourd'hui : ne cherchez pas à avoir le dernier mot. Cherchez à avoir le mot juste, celui qui est prouvé, et gardez le précieusement. C'est lui qui sera votre liberté demain.


On ne guérit pas en se justifiant. On guérit en bâtissant sa propre sécurité, brique par brique, fait après fait.


Marion Montignies - RESILIANGE

Programme RESILI'FREE


 
 
 

Commentaires


bottom of page